Comme vous l’aurez remarqué, l’affiche du Festival « affiche » la couleur. Au Nord toute !
Notre festival est résolument nordique et c’est bien là sa raison d’être. Il nous apporte chaque année son lot de nouveaux films, principalement exposés dans la sélection officielle, laquelle cette année est particulièrement riche et variée. Pour la plupart de ces films, il s’agit de leur première sélection dans un festival. De plus, nous sommes heureux de présenter deux films baltes et deux films islandais, pays souvent absents les années précédentes.
Année polaire, 2008 voit la prise de conscience par les états des conséquences du réchauffement climatique. Cela faisait un certain temps que nous souhaitions « braquer » les projecteurs sur le Groenland. C’est chose faite en présentant une quinzaine de films danois, inuits, canadiens et français qui nous feront découvrir une immense île qui témoigne déjà d’un bouleversement à venir. D’ailleurs le mythique passage du Nord-Ouest, autrefois infranchissable, est aujourd’hui largement ouvert à la circulation maritime. Pour en parler, nous accueillerons, entre autres, Jean Malaurie et Stéphane Dugast, fils de Paul-Emile Victor.
Puis beaucoup d’autres sections que je vous laisse découvrir. N’ayez pas peur de picorer dans cette programmation que nous avons voulue très éclectique.
Comme vous le savez, un Festival se construit avec de la bonne volonté mais aussi avec quelques subsides. Les collectivités locales ont toujours soutenu notre manifestation et je les en remercie. En revanche, le Ministère de la Culture est en train de diminuer de façon drastique les crédits alloués aux manifestations culturelles et principalement aux festivals de cinéma. Il n’est pas inutile de rappeler qu’une manifestation comme la nôtre, qui semblerait épargnée, du moins pour le moment, dépense l’intégralité de son budget dans l’économie régionale. S’y ajoute un nombre important de festivaliers qui viennent régulièrement à Rouen et qui génèrent des recettes pour le commerce local, en particulier pour les hôteliers et les restaurateurs.
Un autre sujet inquiète les festivals, celui des salles qui les accueillent, généralement des salles de cinéma art-et-essai qui sont menacées à la fois par les coups de boutoirs de certains groupes, les restrictions financières de l’Etat et par les loyers exorbitants des centre villes.
A la veille des élections municipales,
il n’est pas mauvais non plus de jeter
un œil attentif sur les programmes des postulants…
Jean-Michel Mongrédien
Directeur du Festival du Cinéma Nordique
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